Vivre un Chapitre général d’une nouvelle manière

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Du 3 octobre au 11 octobre, sous la forme de 22 rassemblements virtuels, les sœurs et les personnes affiliées SNJM du Brésil, du Canada, des États-Unis, du Lesotho et du Pérou se sont réunies pour l’ouverture officielle de cet événement important dans nos vies, le 35e Chapitre général de la Congrégation.

En plus de cette manière inhabituelle d’ouvrir un Chapitre général, s’ajoute la présence historique de partenaires qui seront avec nous tout au long du parcours de l’année du Chapitre. Ces partenaires sont des collègues dans les divers ministères, des anciennes élèves, des religieuses d’autres congrégations, des collaboratrices dans la mission actuelle, bref, fondamentalement des personnes qui partagent notre esprit et nos valeurs SNJM. Chacune s’est engagée à vivre cette expérience de découverte et de discernement, dans un esprit de mutualité.

Lors de ces rassemblements virtuels, le thème du Chapitre « L’appel de nos vies! » a résonné dans nos cœurs en l’entendant proclamé du monde entier en anglais, espagnol, français, portugais et sesotho. En petits sous-groupes, nous avons fait ressortir ce qui nous apparaissait comme des appels essentiels au moment de se lancer dans ce voyage d’un an. Parmi les principaux appels cités fréquemment et avec force, nous retrouvons le changement climatique, le racisme, le privilège blanc, l’inclusion, ainsi que le partenariat et la transformation.

La formation de cercles du Chapitre constitue notre prochaine étape où nous réfléchirons et partagerons, avec l’aide d’un guide mensuel du Chapitre, en explorant les diverses facettes de L’appel de nos vies!

Un important voyage vient de commencer. Nous avons confiance en la présence de l’Esprit tout au long du chemin.

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12 septembre 

Découvrez avec cette présentation, les diverses vocations de ce bâtiment patrimonial dont l’histoire est riche en rebondissements et… transformations! Cette présentation virtuelle animée aura lieu sur Facebook Première, ce samedi 12 septembre, à 10 h 30. Elle constitue la contribution des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) à la présente édition des Journées du patrimoine religieux, prévues ce week-end.

À l’aide de photos, de plans et de documents d’archives, vous ferez un retour dans le temps, soit jusqu’en 1740, moment de la première construction de ce bâtiment devenu le Couvent de Longueuil. Cette conférence sera bonifiée par des extraits d’écrits des résidantes du Couvent racontant la vie de l’époque dont l’arrivée des crues printanières du ruisseau Saint-Antoine, désormais disparu.

La responsable du Service central des archives SNJM répondra aux questions des participants à cette première virtuelle de la série « Les archives nous racontent ». Cette présentation virtuelle animée se veut une réponse adaptée aux mesures sanitaires en vigueur en raison de la pandémie. En effet, les visites au Centre Marie-Rose et à la salle d’exposition d’archives SNJM sont suspendues jusqu’à nouvel ordre.

Rendez-vous ce samedi 12 septembre, à 10 h 30 sur Facebook Live pour assister à cette présentation. D’ici là, partagez l’information auprès de vos amis et amateurs d’histoire et de patrimoine.

 

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À l’aube de la Saison de la Création qui se déroule du 1er septembre au 4 octobre, le Comité de l’Eau des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM), devenu le Comité Eau-Écologie, propose une réflexion à partager à l’ensemble des membres des réseaux SNJM.

Rappelons que la Saison de la Création constitue un prolongement de la Journée Mondiale de Prière pour la Sauvegarde de la Création, instituée en 2015 par le pape François. En joignant l’initiative des Églises orthodoxes, c’est désormais devenu un vaste mouvement œcuménique pour rejoindre l’ensemble des Chrétiens dans le but de les inciter à s’engager ensemble pour initier des changements tout en célébrant la Création.

En cette année 2020 marquée par la pandémie mondiale, le thème retenu bien avant le mois de mars, s’avère plus pertinent que jamais.  « Un jubilé pour la Terre : De nouveaux rythmes, un nouvel espoir » sert de rappel à la crise vécue depuis le début de la pandémie et met en évidence la nécessité d’une prise de conscience collective sur le besoin de réparer les liens qui nous unissent à la création et aux autres. On souhaite par le fait même amener chacune et chacun à effectuer des changements radicaux dans ses façons de vivre en prenant conscience que nous sommes tous partie prenante de la Création.

Comme l’a écrit le Saint-Père au lancement de la Journée mondiale annuelle de la Prière pour la Sauvegarde de la Création, s’adressant alors aux croyants du monde entier, c’est l’occasion de « renouveler leur adhésion personnelle à leur vocation de gardiens de la création, en rendant grâce à Dieu pour l’œuvre merveilleuse qu’Il a confiée à nos soins et en invoquant son aide pour la protection de la création… »

Un comité issu d’une transition

Le Comité de l’eau issu de l’ancien Réseau Justice & Paix SNJM, initiateur de la prise de position collective sur l’eau en 2008, a profité de la transformation de cette instance, désormais connue sous le nom de Comité JPIC SNJM (Justice, Paix et Intégrité de la Création), pour repenser son avenir. Par le passé, le Comité de l’eau a préparé des présentations spéciales, des ateliers de sensibilisation et des documents promotionnels pour éduquer et favoriser l’action.

Dans le contexte actuel, ses membres ont jugé plus pertinent que jamais de poursuivre leur mission tout en revoyant leurs façons de faire. Pour marquer la distinction, les membres du comité ont choisi de modifier légèrement le nom: Comité Eau-Écologie SNJM.

Le nouveau comité prévoit transmettre de brèves réflexions sur des thèmes spécifiques au fil des saisons en encourageant leur partage auprès des divers partenaires et la réalisation d’actions locales.

Soulignons en terminant que ce comité est composé des personnes suivantes : Dorothy Guha (Qc), Margaret Ames (WA) et Sharon West (FL), toutes trois personnes associées SNJM et les sœurs Josephine Chudziz (Manitoba), Mary Annette Dworshak (U.S.-Ontario) et Yvonne Massicotte (Manitoba).

En savoir plus sur la réflexion du Comité Eau-Écologie sur la Saison de la Création 2020, disponible en français, en anglais et en espagnol.

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L’édition estivale du magazine en ligne ad vitam de la Conférence religieuse canadienne propose une nouvelle lecture de Laudato Si’ sous la forme de textes de réflexion et de témoignages de communautés religieuses. On retrouve d’ailleurs un court texte de Sr Lorraine St-Hilaire, SNJM (Manitoba) en page 15, intitulé « La Création et le sabbat » portant sur une retraite donnée à la Résidence Despins.

La question des peuples autochtones est abordée tout comme celle entourant le filet social, sujet d’actualité en ce temps de pandémie. Dans l’article sur la traite des personnes, on parle de quelques initiatives récentes dont la ligne d’urgence pancanadienne et le lancement d’un nouveau site Web StopTrafficking aux États-Unis.

Les personnes qui n’ont pas visionné le Webinaire présenté conjointement par Développement et Paix – Caritas et la Conférence religieuse canadienne le 23 mai dernier, y auront accès avec ce webmagazine. La CRC recommande d’ailleurs de lire cette version en ligne plutôt que celle en version PDF, afin de pouvoir profiter pleinement de l’expérience interactive offerte dans ce format.

Rappelons que le webzine ad vitam de la Conférence religieuse canadienne a pris son envol à l’automne 2019. Il se veut une ressource au service des communautés religieuses en rassemblant notamment des textes de réflexion théologique et pastorale sur l’Église catholique, la vie consacrée et les enjeux.

La version PDF est disponible ici.

 

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L’équipe de leadership de la province U.S.-Ontario a signé une lettre adressée au pape François pour lui exprimer sa gratitude envers Laudato Si’ et lui demander une réflexion complémentaire portant sur la non-violence.

La démarche entreprise par Catholic Nonviolence Initiative invite le pape à « approfondir et élargir considérablement la compréhension et l’engagement catholiques envers la non-violence en tant que pilier crucial dans la fondation du développement humain intégral et d’une ‘’ maison commune plus durable.’’ »

L’invitation à signer cette lettre au pape s’adresse aux congrégations religieuses, à leurs membres, aux personnes associées ainsi qu’aux organisations et particuliers.

En cliquant ici, vous aurez accès au texte anglais qui offre aussi une version en français. 

Vous pouvez participer à la démarche en complétant le formulaire ici.

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L’Équipe de leadership U.S.-Ontario et l’Interfaith Center for Corporate Responsibility / Northwest Coalition for Responsible Investment (ICCR), dont les SNJM sont membres, ont signé une déclaration s’engageant à utiliser leur influence en tant qu’investisseurs pour promouvoir l’équité raciale.

Cet engagement s’articule autour de la mise en place de mesures complémentaires pour intégrer la justice raciale dans les décisions d’investissement et les stratégies d’engagement, et pour réinvestir dans les communautés touchées par la discrimination et les politiques racistes.

Cette signature en faveur d’une déclaration commune constitue une première étape dans la réponse à l’appel lancé pour mettre fin au racisme systémique aux États-Unis.

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Un texte de réflexion sur la période de pandémie mondiale est proposé par les représentantes du Québec au Comité de coordination SNJM Justice, Paix et Intégrité de la Création (JPIC). Ce texte de Sr Claudette Bastien, snjm et Hanane Hakkou, fait des liens avec l’encyclique Laudato Si’.

Il rappelle le choc provoqué et l’impact sur nos habitudes de vie. Il aborde les façons de s’en sortir en plaçant l’être humain en premier.  Il s’interroge également sur les suites de cette crise et les possibilités de transformation de nos modes de vie en respectant davantage la planète.

Cette réflexion constitue une des réponses à l’appel lancé récemment par le comité SNJM JPIC de faire connaître les actions et les réflexions et de les partager. À lire…

 

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En solidarité avec la Conférence nationale des religieuses noires américaines, la congrégation internationale des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) a joint sa voix pour condamner le racisme systémique dans une déclaration officielle. Elle s’ajoute également à celle exprimée par les membres de l’Équipe de leadership de la province U.S.-Ontario publiée récemment.

En plus de rappeler l’engagement en faveur des changements systémiques pris lors du Chapitre général de 2016, la Déclaration officielle des SNJM reconnaît leur « propre complicité » dans ce racisme institutionnel et s’engage à le dénoncer et à y mettre fin en collaborant avec les autres.

Un appel a d’ailleurs été lancé dans toute la congrégation pour inviter les sœurs et les personnes affiliées à passer à l’action dès maintenant. En ce temps de pandémie où la population à risque ne peut participer à des rassemblements publics d’envergure, le Comité de coordination Justice, Paix et Intégrité de la Création (JPIC) de la Congrégation SNJM a suggéré entre autres, l’envoi de lettre à l’éditeur de médias locaux.

Lien – Déclaration de la Conférence nationale des religieuses noires américaines (Traduction en français)

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Grâce au Plan d’études SNJM, on comprend que pour la Congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) toutes les matières sont importantes et que leur enseignement est complémentaire. Dans cette optique, les arts ont une place particulière. En effet, les artistes sont nombreuses parmi les religieuses (et leurs élèves) qui considèrent que les arts contribuent autant au plein développement de la personne que l’enseignement académique.

En 1843, alors que Mgr Bourget travaille à la fondation d’une congrégation pour l’enseignement des jeunes filles pauvres de Longueuil, déjà il souhaite que ces religieuses enseignent la musique et le dessin. Pour répondre à ce désir, dès 1844, mère Marie-Rose emprunte le piano de Moïse Brassard, curé de Longueuil, et nomme sœur Véronique-du-Crucifix, professeur de musique. Puis en 1845, Monsieur William Benziger est engagé pour l’enseignement du piano.

Durant deux ans, ce maître donne à chaque élève (dont sœur Véronique-du-Crucifix) trois leçons par semaine. Mère Véronique-du-Crucifix peut ainsi bonifier la qualité des méthodes pédagogiques en musique. En plus des différentes matières académiques et des arts d’agrément, les premières versions du Plan d’études comprennent des chapitres propres à l’enseignement de la musique. Plus tard, des religieuses des Saints Noms de Jésus et de Marie vont travailler à développer des programmes pédagogiques rigoureux qui comprennent des questionnaires, des examens et des manuels.

Développement d’un programme de musique

En ce qui concerne spécifiquement l’enseignement de la musique, c’est en 1920 que la supérieure générale de l’époque décide de créer le poste de « directrice des études musicales » et c’est à sœur Marie-Stéphane qu’elle confie le rôle de développer un programme. Sœur Marie-Stéphane deviendra aussi la première directrice du département des études musicales SNJM, puis la fondatrice de l’École de musique Vincent-d’Indy, à Outremont. Selon elle, « la théorie musicale s’adresse surtout à l’intelligence et au raisonnement, son étude correspond à celle des mathématiques. On peut affirmer que ces deux études se prêtent un mutuel concours, car le développement intellectuel acquis par la connaissance de l’une de ces matières facilite singulièrement l’étude de l’autre. »

Ce premier programme d’études musicales parait en 1921 et se répartit sur dix années. Dans un premier temps, sœur Marie-Stéphane pourvoit les professeurs de matériel didactique indispensable, établi une répartition mensuelle du travail sur chaque année du programme et fixe des examens obligatoires. Toutefois, en musique, la théorie ne suffit pas. Savoir jouer ou chanter non plus, car si la musique est un art qu’on apprend en le pratiquant. Transmettre aux autres ce que l’on sait est aussi un art, celui de la vraie science de l’éducation. C’est pourquoi, dès l’été 1922, sœur Marie‑Stéphane offre des cours de pédagogie musicale aux sœurs musiciennes de la communauté. Grâce à ces principes et méthodes pédagogiques instaurés dès le début de l’École supérieure de musique d’Outremont en 1932, l’institution connait des succès rapides et ininterrompus.

Le programme de musique développé par sœur Marie-Stéphane est utilisé dans les écoles de la congrégation. Au Québec, de nombreuses élèves, même celles des campagnes, étudient la musique selon cette méthode et passent leurs examens sans avoir à se déplacer à Outremont. Dans les années 1930, la complétion par les élèves du programme de dix ans d’études de musique permet l’accès aux études supérieures dans les institutions SNJM telles que l’École supérieure de musique Vincent-d’Indy, le Marylhurst College en Oregon, ou le Holy Names College en Californie. Grâce à ses écoles, les élèves peuvent donc devenir artiste, concertiste, compositrice et éducatrice tout en préservant leur individualité et leur sens artistique.

Un accès à l’université pour les filles

Au début des années 1930, impressionné par la qualité de la musique entendue et par le sérieux des programmes d’études de l’École de musique Vincent-d’Indy, Mgr Piette, alors Recteur de l’Université de Montréal, clame qu’il s’agit d’enseignement universitaire. Avec l’accord des autorités SNJM, sœur Marie‑Stéphane demande que l’École supérieure de musique devienne une institution affiliée à la Faculté des Arts de l’Université de Montréal.

Après un certain nombre d’années et d’examens, une élève qui a suivi le programme de musique de l’École devient bachelière. Les jeunes filles ont ainsi accès à l’université. Certaines anciennes élèves, religieuses et laïques, rédigeront d’ailleurs des mémoires et des thèses sur la place des arts dans l’éducation. Par exemple, la thèse de doctorat de sœur Marie-Stéphane, parue en 1936, s’intitule La musique au point de vue éducatif. Plus tard, en 1956, sœur Paul‑du‑Rédempteur rédige quant à elle un mémoire intitulé L’éducation artistique.

Avec les années, l’enseignement de la musique a pris sa place dans l’enseignement des écoles publiques où œuvrent les SNJM. Encore aujourd’hui, la musique est enseignée dans les écoles de la congrégation. À Outremont, l’École de musique Vincent-d’Indy existe toujours et offre des programmes de musique-étude au primaire et au secondaire, ainsi qu’une formation collégiale. Dans tous les cas, la méthode actuelle est héritée de l’organisation musicale implantée par sœur Marie-Stéphane. Au cours de son histoire, cette école a accueilli des enseignants laïcs de renommée internationale, ainsi que des élèves provenant de partout dans le monde.

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Une exposition sur la mission d’éducation des SNJM

Depuis le printemps 2019, à la Maison de la Congrégation, à Longueuil, les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie présentent l’exposition d’archives l’Éducation pour les jeunes femmes au centre de la mission SNJM. Cette exposition illustre comment les religieuses des SNJM ont offert un programme scolaire et académique pour les filles alors que l’instruction leur était plutôt limité. L’exposition témoigne de la mise en place de plusieurs étapes permettant aux filles d’aller toujours plus loin dans leurs études : les cours primaire et secondaire, la formation des maitresses, les études commerciales ou les arts ménagers pour celles qui voulaient poursuivre leurs études, ainsi que la mise en place de stratégies pour accéder au collège et à l’université.

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Le Service central des archives de la Congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) reçoit régulièrement des demandes de recherche en généalogie. Souvent, les chercheurs ne possèdent pas beaucoup d’information sur leur parente religieuse mais aiment recevoir davantage que les renseignements de base : noms des parents, dates et lieux de naissance et de décès. En effet, ils se montrent toujours intéressés d’en apprendre plus sur leur vie. Les archivistes transmettent alors une courte biographie de la sœur en question. En créant leur arbre généalogique, les gens ressentent le besoin de connaître l’histoire de leur famille.

L’arbre généalogique permet de représenter les relations entre les membres d’une famille. On pourrait faire un parallèle avec la Congrégation des SNJM, par les liens créés entre les sœurs SNJM, leurs élèves, les personnes affiliées à la communauté. Au fil des années, l’arbre, généalogique ou non, a été utilisé pour symboliser la Congrégation.

Arbre généalogique de la Congrégation Province de l’Ontario, 1944

En 1944, à l’occasion du Centenaire de la Congrégation, chaque province religieuse a préparé un album illustré de photographies et de dessins présentant les pensionnats dirigés par les SNJM. Dans son album, la province de l’Ontario a inclus un arbre généalogique des provinces et des couvents de toute la congrégation.

La base de l’arbre montre la Maison mère d’Outremont. Chaque province constitue une grosse branche. Les pensionnats et les écoles SNJM forment les petites branches. Cet arbre présente l’expansion de la Congrégation et le lien vital entre la maison mère et les écoles où œuvrent les sœurs des SNJM.

On peut transposer cet arbre généalogique de 1944 à la vie de la Congrégation, depuis ses débuts jusqu’à maintenant. Comme l’arbre, chaque branche, chaque feuille, chaque fruit de l’arbre SNJM tire son essence de ses racines profondes et de la sève du charisme qui lui permettent d’affronter les intempéries.

Les racines de l’arbre SNJM représentent les fondations de la Congrégation, c’est-à-dire ses fondatrices, mère Marie-Rose et ses compagnes, mais aussi toutes celles qui ont transmis des valeurs d’éducation, de justice et de compassion dans leurs œuvres à travers le monde.

Les branches sont les provinces et les œuvres de la Congrégation : écoles, centres d’aide, cliniques, etc. Les multiples feuilles représentent les sœurs des SNJM

La sève qui alimente chaque branche et la moindre feuille, c’est le charisme et la mission SNJM : éduquer pour libérer.

Les fruits de l’arbre d’où germeront d’autres arbres, ce sont les personnes qui portent en elles l’essence de l’arbre, les valeurs que leur ont transmis les sœurs des SNJM : élèves, personnes affiliées et celles qui collaborent à leurs ministères. L’héritage qu’elles ont reçu, elles le partageront à leur tour, continuant ainsi le cycle de la vie.

En 2011, pour commémorer le 200e anniversaire de la naissance d’Eulalie Durocher (mère Marie‑Rose), un arbre a été planté sur le terrain de la Maison de la Congrégation à Longueuil. Sœur Simone Perras, SNJM, a préparé un rituel pour la cérémonie.

« L’Arbre, c’est la constante poussée de vie,

la perpétuelle régénération. Avec Marie-Rose

et ses compagnes, la Congrégation s’est enracinée à Longueuil,

a pris de l’expansion dans les campagnes du Québec

et dans des pays plus éloignés.

 

L’Arbre est fécond et nourricier. Il produit la semence.

Au long des âges, l’œuvre d’éducation s’est faite missionnaire.

Elle a contribué à la formation et à l’épanouissement

des personnes, des familles et des sociétés. »

L’arbre de la Congrégation SNJM est source de vie, de ses racines profondes à ses fruits, par sa mission, la vie et l’œuvre de ses membres et la transmission de ses valeurs. Aujourd’hui, plus de 175 ans après la fondation de la Congrégation, les sœurs actives dans la contemplation ou dans l’action, font toujours vivre cet arbre, mais le Centre Marie-Rose, le bureau du Charisme et le Service central des archives sont aussi des lieux qui témoignent de ces racines, de cette sève.